Il y a des lieux qui ne devraient pas exister. Des salles aux proportions que l’œil refuse, des architectures que la raison décline poliment avant de battre en retraite. Au bout du boyau luminescent, c’est exactement ce qui attend Antoine, Laurent et Anaïs : une pièce trop vaste, trop haute, trop vide, qui n’appartient à aucun plan, à aucune logique — sinon celle, peut-être, de la chose qui les y attend.
Sur son autel, Pauline sourit. De toutes ses lames. Petite, presque ridicule à force de bravades et de bavardages de commère, elle semble n’être plus qu’une caricature de cauchemar. Et c’est précisément là que se niche le piège : à force de croire qu’on a compris à qui l’on a affaire, on oublie de se demander qui, vraiment, tient les rênes de cette salle.
Entre fanfaronnades et terreur sourde, L’antre fait monter la pression jusqu’à la rupture — et rappelle qu’au royaume de l’horreur, les apparences les plus pitoyables cachent souvent les gueules les plus voraces. Une voix s’élève pourtant dans le tumulte. Inconnue. Qui n’aurait jamais dû se trouver là.
Première appartion de la nouvelle Le Complexe sur Panodyssey
Previous Next